Graphiste en freelance : Comment et quand se lancer ?

Spécialiste de la communication visuelle web & print, le graphiste traduit graphiquement le message de son client. Il est là pour créer, composer et mettre en forme grâce à des éléments graphiques la communication d’un produit ou d’une entreprise

Voici un ensemble de conseils qui vous permettront de démarrer correctement votre activité de travailleur indépendant.

Comment trouver des missions ?

Faire connaître son activité  

Il faut parler de son projet, faire marcher son réseau en utilisant les réseaux sociaux : aussi bien ceux professionnels (Viadeo et LinkedIn) que ceux non-professionnels (Instagram, Facebook, Pinterest). Mettez en avant votre book, les réalisations que vous avez effectuées. 

Le petit plus, serait de réussir à se créer un réseau professionnel

  • de freelances qui exercent la même activité : ils pourront alors faire appel à vos compétences pour les accompagner dans un projet conséquent ou s’ils n’ont pas de disponibilité.
  • de freelances qui n’exercent pas la même activité : Ils pourront alors vous recommander auprès de leur réseau.

Utiliser les plateformes spécialisées

Il existe de très nombreuses plateformes spécialisées pour les graphistes en freelance comme Graphiste.com, Evanto studio ou encore Design Crowd. Ces sites permettent de trouver des missions rapides et ponctuelles tout en gagnant en visibilité. Leur simplicité d’utilisation offre un gain de temps considérable. Il suffit de créer votre profil, télécharger votre CV ainsi que quelques réalisations.

Se constituer une clientèle 

Développer sa clientèle est l’un des objectifs n°1 lorsque l’on se lance en freelance. La prospection est un effort permanent ! C’est la raison pour laquelle il est important de chouchouter vos premiers clients afin de les fidéliser et susciter des recommandations de leurs parts. Il ne faut pas sous-estimer la recommandation et le bouche-à-oreille. Les prospects provenant de ce canal deviennent plus facilement vos clients ! 

Avoir un site ou un blog pour montrer ses créations 

Un site professionnel ou même un blog-portofolio est indispensable ! C’est un outil parfait pour présenter vos travaux et vos services tout en gagnant de la visibilité sur Internet. 

Comment fixer son tarif ?

C’est un enjeu capital qui consiste à trouver les justes prix qui permettront de faire durer votre activité, de satisfaire vos clients et surtout de vivre au mieux

  • Prendre en compte ses charges et ses dépenses

Il faut faire un récapitulatif, avoir une vue d’ensemble de ses dépenses mensuelles aussi bien professionnelles que personnelles. Le mieux est de lister la totalité de vos dépenses récurrentes (comme le loyer, les impôts, les différentes factures, les assurances, les épargnes et les loisirs) et les frais liés à votre activité (comme l’achat de matériel informatique ou de logiciels).

  • Prendre en compte son expertise 

En fonction de votre style, de vos compétences et de vos techniques, vous allez vous adresser à un certain public. Selon les moyens et la demande de ce public, vous pourrez fixer des tarifs plus ou moins élevés. Dans le milieu graphiste, on parle aussi de « côte ». La « côte » est votre réputation au sein de ce milieu. Une bonne « côte » peut vous permettre de doubler vos tarifs !

  • Prendre en compte les prix du marché

Il faut connaître le secteur d’activité pour pouvoir vous situer de façon stratégique et pouvoir ainsi justifier votre futur tarif : ce dernier ne doit être ni trop élevé ni trop bas. 

Généralement, le tarif journalier admis comme minimum par la plupart des professionnels (indépendants comme clients) est de 250 à 300 € par jour (basé sur un freelance débutant sans expérience ni références.)

Le maximum, lui est entre 450 € et 600 € par jour pour les freelances de niveau dit « senior ». 

Quel statut choisir ? 

Le graphiste peut choisir entre différents statuts : 

  • Exercer avec le statut d'artiste-auteur 

Créé pour les créateurs d’œuvres originales qui tirent leur revenu principal de leurs activités d’artiste et de leurs créations, le statut d’artiste-auteur permet de recevoir des droits d’auteur. Ce statut bénéficie de nombreux avantages fiscaux comme le fait que le bénéfice soit taxé sur le barème progressif de l'impôt sur le revenu et une TVA à taux réduit (10 %), mais possède des inconvénients comme une couverture sociale faible et la non-prise en charge des accidents de travail ou encore du chômage. 

  • Exercer avec une micro-entreprise (auto-entrepreneur)

La micro-entreprise est un sous régime de l’entreprise individuelle. Pour pouvoir en bénéficier, vous ne devez pas dépasser le seuil de 72 500 euros de chiffre d’affaires. Les avantages de l’auto-entrepreneur sont nombreux : tout d’abord, créer une micro-entreprise est simple ! Il suffit de s’enregistrer sur le site de l’l’URSSAF. Vous bénéficiez d’un régime social et fiscal simplifié ainsi qu’une comptabilité allégée. En micro-entreprise, vos cotisations sociales s’élèvent à 22% de votre chiffre d’affaires (au lieu de 45% sans ce régime) et vous pouvez bénéficier de l’ACRE si vous êtes demandeur d’emploi. 

Ce régime simple possède néanmoins quelques inconvénients. Tout d’abord, vous exercez en votre nom propre et ne créez pas d’entité juridique distincte de vous. Cela signifie que votre patrimoine personnel et professionnel sont confondus. Si vous dépassez le seuil de 72 500 euros, vous perdez le bénéfice de ce régime et vos cotisations sociales passeront à 45%. Vous êtes imposé sur le revenu directement sur votre chiffre d’affaires (avec un abattement de 34% pour les prestations de service non commerciales). Vous ne pouvez pas passer en charge vos frais professionnels, ce qui représente un inconvénient majeur si vous avez des frais à engager. Enfin, ce régime est peu protecteur, vous êtes TNS (Travailleur Non Salarié) et cotisez au SSI (Sécurité Sociale des Indépendants). 

  • Créer une entreprise unipersonnelle (SASU, EURL)

Créer une entreprise unipersonnelle telle qu’une SASU ou une EURL vous permet de pouvoir exercer votre activité sans limitation de chiffre d’affaires. Votre statut de dirigeant dépendra du type de société. En SASU, vous êtes président et assimilé salarié néanmoins vous ne cotisez pas à l’assurance chômage. En EURL, vous êtes gérant et TNS et cotisez à la Sécurité Sociale des Indépendants. 

Créer une société s’avère plus complexe et couteuse que la création d’une micro-entreprise et vous devez respecter un certain nombre de formalismes. La tenue d’une société peut s’avérer onéreuse : expert-comptable (200 € à 250 € par mois pour une comptabilité simple), adhésion aux assurances, siège social...

  • Utiliser le dispositif du portage salarial

Considéré comme une alternative ingénieuse qui épargne toutes les démarches administratives et fiscales, le portage salarial vous permet d’exercer votre activité en bénéficiant de la protection sociale du salariat et de la liberté du freelancing simultanément. Il n’y a pas de plafond maximum de chiffre d’affaires. 

Le principe est simple : vous prospectez vos clients, la société de portage se charge de signer un contrat de prestation de services avec vos clients et un contrat de travail avec vous. La société de portage facture vos honoraires et les transforme en salaire. Avec ce dispositif, vous bénéficiez du statut de salarié et cotisez à l’assurance chômage, à la retraite des cadres et adhérez à la mutuelle d’entreprise et toutes les assurances souscrites par la société. 

Vous pouvez réaliser des simulations en ligne pour comprendre le salaire en portage salarial.

 

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